View Categories

Écologie : une préoccupation partagée mais un sujet clivant

1 min de lecture

Si on reprend les “6 vérités” citées au chapitre 2-3 (Le changement climatique existe ; il est créé par nos sociétés industrielles ; il existe un consensus scientifique ; il a des conséquences graves sur l’humanité et la biodiversité ; la majorité des personnes en sont inquiètes et veulent agir ; enfin, des actions efficaces existent.), on voit vite que chaque item est quotidiennement contesté et cela à tous les échelons de la cité (du citoyen anonyme aux présidents d’Etats surpuissants. Ce qui signifie que la science ne fait pas (plus ?) consensus. On voit bien que la multiplicité et l’interdépendance d’intérêts financiers court-termistes pèse lourd. Par exemple, on sait que pour chaque dollar dépensé pour protéger la nature, 30 dollars financent sa destruction (cité par un rapport publié début 2026 par le Programme des Nations unies pour l’environnement). Des médias grand public font de l’écolo-bashing leur ligne éditoriale et le simple mot de décroissance devient un sujet à éviter. Pourtant, les questions écologiques sont considérées comme importantes (on l’a vu avec la loi Duplomb) mais notamment quand elle sont connectées avec les préoccupations quotidiennes (santé, alimentation, eau….). Dans le dernier rapport du Rapport wwf « Récits pour une écologie populaire » on peut trouver quelques clés de compréhension : “Les approches purement techniques ou culpabilisantes ont atteint leurs limites, pour réengager la société, il faut raconter autrement l’écologie – à hauteur de vie, à partir du réel.” …”. Ce qui suppose de se rapprocher de préoccupations largement partagées : accès à l’eau ; alimentation soutenable ; liens avec la santé ; qualité de l’air ; logements isolés : gestion des désordres climatiques ; inégalités d’accès…